Qui suis-je vraiment ? Récit d'une quête d'absolu - Projet

Au fil des années, en tournant et retournant mes problèmes et mes questionnements, j’ai fini par mettre un mot sur l’objet qui animait ma recherche : l’absolu.

Lorsque la vie semblait vide, lorsque le sens semblait manquer, il restait cette question fondamentale : que reste-t-il lorsque tout le superflu, tout le relatif, est mis de côté ? Ou, dit autrement : qui suis-je vraiment ?

Ce projet est donc bel et bien une recherche spirituelle, une exploration des parties de nous-même les plus profondes, les plus cachées, mystérieuses.

Objectifs du projet

L’objectif initial de ce projet a été de plonger au fond de moi-même pour tenter de trouver une solution à mes questionnements incessants. Finalement, j’ai trouvé des réponses, même si l’effet a plutôt été une disparition des questionnements, laissant place à l’évidence.

De façon surprenante, et parfois à mon grand désarrois, il m’arrive d’oublier ou de ne plus vivre avec autant d’acuité ce qui m’avait paru évident sur le coup. Je me rends compte alors qu’un objectif important de ces textes, a posteriori, c’est de me permettre à moi-même de me remémorer mes découvertes oubliées !

Enfin, le dernier mais non moins important objectif de ce projet est tout simplement le partage, le témoignage. Dans l’espoir d’être utile, d’inspirer ceux qui seraient aussi tourmentés par leurs questionnements intérieurs incessants. Les chercheurs d’absolu, les chercheurs de vérité.

Méthode et chronologie

Un aspect passionnant, et parfois déroutant, de la quête spirituelle, c’est qu’elle met en échec la méthode scientifique actuellement dominante. Selon la méthode scientifique, il faut être objectif, c’est à dire extérieur à son objet de recherche, pour s’assurer que ce que l’on découvre correspond bien à un phénomène réel, qui soit reproductible ailleurs par quelqu’un d’autre. Dans le cas de la recherche spirituelle, l’objet de recherche est en nous, invisible aux autres, nécessairement subjectif !

Cela invite donc à trouver une sorte d’équilibre dans la démarche : un pied dans la poésie, un pied dans la raison. Conserver un émerveillement, une curiosité, une candeur dignes de ceux d’un enfant, afin de rester ouvert à toute possibilité, même la plus farfelue en apparence. Et, en même temps, conserver tout son esprit critique et logique, pour ne pas oublier de n’adhérer qu’à ce dont on fait réellement l’expérience.

Un manque de candeur empêchera la découverte de réalités inconnues —qualifiées d’impossibles par la raison— tandis qu’une fascination pour les écritures ou les histoires mystiques, vécues par les autres, détournera l’attention du véritable objet de recherche du chercheur d’absolu qui est bien l’intérieur de soi-même.

Entre 2014 et 2017, j’ai donc navigué entre raison et poésie !

Grâce à l’aide d’une psychologue et même d’une aide à l’orientation professionnelle, je me suis tout d’abord lancé dans les tests de personnalité. Une introduction simple et banale, mais potentiellement très intéressante, pour s’attaquer à la question : “Qui suis-je vraiment ?” Puis j’ai mis en œuvre une sorte d’analyse systématique de mes problèmes de la vie quotidienne. Cette démarche m’a rapproché de moi-même, et a déclenché un grand intérêt pour l’auto-observation lorsque j’ai découvert le pouvoir de la simple observation pour dissoudre les émotions.

Cette découverte aiguisant ma curiosité, je me suis lancé dans des investigations méditatives ! J’ai réalisé par la suite plusieurs retraites de méditation Vipassana, seul et en groupe.

Allant, peu à peu, de plus en plus profondément dans la découverte des mondes intérieurs, je me suis mis à dévorer les écrits spirituels. Tout autant les écritures anciennes que les innombrables témoignages actuels, appartenant ou non à ce qui est parfois appelé la spiritualité “New Age”. En parallèle, je méditais presque chaque jour, ce qui me ramenait à la réalité, ma réalité, celle qui compte réellement pour moi.

Ce processus d’ouverture à d’innombrables témoignages et écritures, accompagné d’une tentative de rester concentré sur ce dont je faisais réellement l’expérience, a provoqué des changements profonds dans ma conception du monde et ma façon d’être. Une série de prises de conscience, amenant une déconstruction continue de mes anciennes conceptions du monde, sclérosées, et laissant place à une compréhension et une façon d’être au monde très différentes, plus fluides.

Depuis 2018, il semblerait que la vie m’a invité à changer le centre de mon attention ! Ne ressentant plus autant de clarté, n’ayant plus de nouvelles compréhensions, je n’ai donc plus amendé ce projet. Car je tenais, depuis le début, à ne partager que des choses réellement vécues, dont je peux être certain.

À l’avenir, il est cependant tout à fait possible que j’écrive de nouveau sur ce sujet. Nous verrons ce que la vie nous réserve…

Résultats jusqu’à présent

Une caractéristique des articles de ce projet, tu l’as peut-être déjà remarqué, c’est le tutoiement ! Loin d’être le signe d’un manque de respect pour le lecteur, ce tutoiement s’est tout simplement présenté comme une évidence, comme une façon de s’affranchir des barrières illusoires qui nous séparent. Car, l’une des évidences qui m’est apparu, dont bien d’autres témoignent aussi, et qui est peut-être l’un des principaux enseignements spirituels, c’est que je suis toi, et tu es moi (article sur l’amour et l’attachement).

La méditation Vipassana a été un élément déterminant dans l’intensification de mes recherches. Cette technique d’observation de soi m’a permis de prendre conscience de certaines sensations subtiles que tout le monde peut ressentir à la surface du corps, et dont j’ignorais l’existence. Une conséquence de cette prise de conscience a été la réalisation que la douleur est une illusion (article sur Vipassana), une construction du cerveau. Cette réalisation a été l’une des motivations pour continuer à chercher : qu’allais-je encore découvrir ?

Un peu plus tard, à l’occasion d’un choc émotionnel dû à la fin d’une relation amoureuse, j’ai eu la chance d’apercevoir clairement la différence entre l’amour et l’attachement. Comprenant peu à peu les raisons pour lesquelles l’amour a une place si centrale dans la spiritualité, je me suis familiarisé avec le concept d’amour inconditionnel, jusqu’à t’en écrire une déclaration !

Étant d’un naturel plutôt curieux, certains diront scientifique, l’un de mes premiers réflexes a été d’aller jeter un œil à ce que la science dit de la méditation et de la spiritualité en général. Et je dois dire que j’ai été fort surpris de constater que de nombreux travaux scientifiques existent. Dans certains cas, il est effectivement possible de contourner les limitations de la méthode scientifique ! J’ai donc choisi de me plonger dans une petite partie de ces travaux, ceux qui osent s’attaquer à la compréhension de la mort et de la nature de la conscience, par l’étude des expériences de mort imminente (NDE, Near-Death Experiences).

Lors de mes lectures ésotériques, il m’arrivait parfois de me laisser emporter dans des déambulations angéliques imaginaires, stimulé que j’étais par toutes ces nouvelles réalités potentielles qui semblaient s’ouvrir à moi. Une façon, aussi, de me donner le droit de rêver, de m’entraîner à me libérer du connu.

Un aspect de la spiritualité qui m’a particulièrement parlé est celui qui tourne autour des principes masculin et féminin, du yin et du yang. Ayant été particulièrement sensible et timide quand j’étais un petit garçon, la définition commune du masculin m’a toujours parue absurde. J’ai pris l’habitude d’observer ce masculin et ce féminin autour de moi, puis en moi, et cette période de recherche spirituelle m’a amené à exprimer plus clairement ma propre perception : pour moi, le féminin est puissant, le masculin est doux.

Au fur et à mesure de mes lectures et expériences, j’ai mis au défi ma propre définition de la spiritualité. Il a ainsi été de plus en plus clair que la spiritualité renferme toutes sortes de choses —institutions, disciples et rituels— qui peuvent en fait détourner de la recherche de la vérité en soi-même. Tout comme la science renferme toutes sortes de choses —institutions, disciplines et méthodes— qui peuvent en fait détourner de la recherche sur le monde réel et interdisciplinaire.

Cela m’a amené à essayer de retourner, encore une fois, à l’essentiel, à l’absolu. Que reste-t-il lorsque le superflue —y compris la spiritualité elle-même— est mis de côté ? L’amour, l’instant présent, et le rire, m’ont semblé s’en rapprocher le plus possible !

Ressources

Il est probable que l’instant présent et l’amour soient les deux enseignements fondamentaux de la spiritualité, et que rien d’autre ne soit indispensable. Tous deux pointent directement dans la direction de l’absolu. Pourtant, lire des écrits inspirants, et pratiquer l’observation de soi-même, par exemple par la méditation, peuvent certainement aider à la recherche en soi-même.

Il y a d’innombrables ressources pour aider, stimuler, orienter cette recherche en soi-même. Il est assez facile de s’élancer sur la toile, pour se faire sa propre idée de ce qui existe. Surfant de mot clé en mot clé, de témoignage en témoignage, de technique en technique. Laissant passer le temps pour digérer toutes ces informations.

Voici simplement trois ressources qui ont particulièrement marqué mon parcours pendant ces quelques années. De toutes ces recherches, Vipassana et Apothéose restent pour moi les sources les plus frappantes, m’apparaissant comme le plus proche possible de cet absolu, ce mystère qui reste lorsque tout le reste a disparu. Mais il existe sûrement d’autres très bonnes ressources. À toi de voir ce qui te parle…

  • INREES, l’Institut de Recherche sur les Expériences Extraordinaires. Si tu as plutôt un esprit scientifique, comme moi, plonger dans la littérature spirituelle peut être assez déroutant au début. L’INREES est dans ce cas une porte d’entrée intéressante, ouvrant sur de nombreux aspects de la spiritualité, tout en conservant une approche scientifique.
  • Vipassana, technique de méditation. Si tu te sens prêt·e à regarder en toi-même, Vipassana est très probablement une super opportunité. Vipassana signifie “voir les choses telles qu’elles sont réellement” et a été enseignée pendant 2500 ans en Inde pour se découvrir soi-même, dans l’objectif de se libérer de la souffrance. Il existe un centre de méditation en France, et je raconte dans un article ma propre expérience d’une retraite Vipassana dans ce centre.
  • Apothéose, site de canalisations, c’est à dire de consciences s’exprimant à travers un medium. Si tu es déjà accoutumé·e aux écrits ou expériences spirituels, ce site pourrait t’intéresser. Il recense des canalisations de consciences renommées ayant vécu sur Terre il y quelques décennies. Elles permettent de mieux comprendre l’amour, l’instant présent, mais aussi l’histoire des religions tout comme les événements et transformations actuels. Des canalisations plus anciennes se trouvent sur les deux anciennes versions du site : Autres Dimensions et Les Transformations.

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